Le coup de tonnerre est tombé fin avril. Carlos Alcaraz, double tenant du titre, est forfait pour Roland-Garros 2026. Blessure au poignet droit contractée à Barcelone. Le tournoi s'ouvre le 18 mai sans son homme fort des deux dernières éditions.
Sinner, le nouveau favori
Avec la chute d'Alcaraz, Jannik Sinner devient le grand favori. Le numéro 1 mondial a remporté Monte-Carlo et Madrid en 2026, il est dans une forme éclatante. Un seul manque à son palmarès : Roland-Garros, qu'il n'a jamais gagné. Cette fois, les planètes sont alignées.
Sinner a une caractéristique précieuse sur terre battue : sa capacité à accélérer dans les échanges longs. Il ne subit pas la lenteur de la surface, il l'utilise pour construire des points. Son taux de conversion sur les balles de break sur terre en 2025-26 est l'un des meilleurs du circuit.
Derrière lui, Alexander Zverev (finaliste 2024) et Novak Djokovic (3 titres à Paris : 2016, 2021, 2023) restent des menaces sérieuses. Le tableau est ouvert comme rarement.
Djokovic : le chasseur de records
Djokovic à 38 ans reste capable de performer à Paris. Ses 3 titres (2016, 2021, 2023) font de lui l'un des rares joueurs à avoir battu Nadal à Roland-Garros, il l'a fait deux fois en finale. Sa lecture tactique des matchs sur terre battue est unique : il sait quand allonger l'échange, quand accélérer, comment gérer son énergie sur deux semaines.
Gauff tenante du titre, Sabalenka numéro 1
Chez les femmes, Coco Gauff défend son titre 2025. Sabalenka, numéro 1 mondiale et spécialiste de la puissance, voudra s'imposer à Paris, le seul Grand Chelem qui lui manque. Iga Swiatek, quatre fois lauréate à Paris (2020, 2022, 2023, 2024), reste une outsider de luxe, sa maîtrise de la surface est inégalée dans la génération féminine actuelle.
La surface : pourquoi la terre battue change tout
La terre battue de Roland-Garros ralentit la balle de 30 à 40% par rapport au gazon de Wimbledon. L'effet est radical :
- Les gros serveurs perdent leur principal avantage, la vitesse de balle après le rebond diminue
- Les échanges sont plus longs, ce qui favorise l'endurance et la récupération
- La balle rebondit plus haut, avantageant les joueurs à la frappe haute (comme Nadal ou Sinner)
- La glissance du sol permet des déplacements différents, les blessures aux orteils et chevilles sont plus fréquentes
La composition de la surface : brique pilée rouge, sable et calcaire. Les courts sont arrosés et balayés chaque matin avant les matchs pour maintenir une adhérence optimale.
Les courts principaux
- Court Philippe-Chatrier : 15 000 places, toit rétractable inauguré en 2020 qui permet de jouer sous la pluie sans interruption
- Court Suzanne-Lenglen : 10 000 places, théâtre des chocs de deuxième semaine
- Court Simonne-Mathieu : 5 000 places, inauguré en 2019 sous une serre du Jardin des Plantes, vue unique sur des plantes tropicales
Les 7 questions incontournables
- Combien de fois Nadal a-t-il remporté Roland-Garros ? 14 fois (2005-2022)
- Quel Français a gagné le tournoi en dernier ? Yannick Noah, 1983
- Quelle joueuse détient le record de victoires à Paris ? Chris Evert, 7 titres
- Qui est la tenante du titre 2025 ? Coco Gauff
- Quel est le plus jeune champion de l'histoire ? Michael Chang, 17 ans, en 1989
- En quelle année le stade a-t-il été inauguré ? 1928
- Combien de finales Nadal a-t-il disputé à Paris ? 15 (14 victoires, 1 défaite, contre Djokovic en 2021)
3 anecdotes pour briller en tribune
- Le court central porte le nom de Philippe Chatrier, ancien président de la FFT, depuis 1988, il a transformé le statut du tournoi à l'international
- Le stade a été construit en 1928 sur l'emplacement d'un terrain de rugby, cédé par le Racing Club de France pour accueillir la Coupe Davis
- Le court Simonne-Mathieu est le seul court de Grand Chelem construit à l'intérieur d'un jardin botanique, sous une architecture de serre